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CRÓnica de una fuga


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CRÓNICA DE UNA FUGA


Argentine, 105’, couleur, 2006, 1ère et Terminale

Réalisateur : Adrián Caetano

Acteurs : Rodrigo de la Serna, Pablo Echarri, Nazareno Casero, Lautaro Delgado
Le réalisateur a adapté le roman de Claudio Tamburrini, Pase libre-La fuga de la mansión Seré.

En 1977, sur dénonciation, le gouvernement militaire arrête et séquestre Claudio Tamburrini, gardien de foot, dans une vieille demeure de Morón, province de Buenos Aires. Pendant plusieurs mois, il attend avec d’autres jeunes, yeux bandés, subissant quotidiennement la torture et ignorant le sort qui leur est réservé. Alors, avec trois d’entre eux, ils décident de s’évader coûte que coûte.

Touche après touche, Caetano cherche à recréer le climat du centre de détention à travers les peurs, le courage et les faiblesses de chacun des jeunes détenus. Les scènes de torture sont montrées indirectement de façon à ce que le spectateur puisse se mettre à la place des jeunes, vivre leur souffrance psychologique autant que physique et espérer avec eux le succès du plan d’évasion. Jamais on ne perd de vue qu’il s’agit d’une histoire vraie et on gardera longtemps l’image des quatre jeunes s’évadant tout nus , menottés, par une nuit d’orage.

C’est un film sur la violence faite à l’être humain, la violence des années de dictature, un

sujet semblable à celui de Garage Olimpo de Marco Bechis,mais traité différemment car il

met l'accent sur le plaisir que prennent les bourreaux à torturer, en toute impunité. Ce film

peut susciter la discussion avec des élèves bien préparés.


Documents proposés: des extraits d'entretien avec le réalisateur, un article sur les disparitions, toujours d’actualité, et qui illustre le thème de l'impunité, une critique de Elisabeth Motta , deux textes de Eduardo Galeano, souvenirs personnels sur les arrestations arbitraires et la délation ,au temps de la dictature en Argentine.
Israel Adrián Caetano: Cinéaste uruguayen, né à Montevideo , il rejoint l'Argentine en 1985

à l'âge de 16 ans. C'est là qu'il se forme aux techniques de la mise en scène en réalisant

de nombreux courts-métrages vidéo. Il tourne son premier court-métrage en 1995. Son second

long-métrage Bolivia est présenté à Cannes en 2001.


Filmographie :

1995 : Cuesta Abajo CM

1998 : Pizza, birra, faso LM

2001 : Bolivia LM

2003 : L’ours rouge LM

2006 : Crónica de una fuga (Buenos Aires 1977) LM







presse : Aires 1977" - 27/

Entretien réalisé lors de la conférence de presse, à la sortie du film


Israel Adrián Caetano sur ses intentions :

"Ce qui m'a frappé quand les producteurs m'ont proposé ce projet, c'est l'image de ces quatre jeunes évadés de 18 à 20 ans qui courent dans la rue, la nuit, nus et menottés. Cela faisait deux ans que la dictature militaire était au pouvoir. Je ne connaissais pas bien ces événements car, comme les acteurs du film, j'étais un enfant à l'époque. Ca me plaisait de pouvoir parler de beaucoup de choses en partant d'un seul fait. Le film n'a pas de vocation politique, si ce n'est qu'il défend les droits de l'homme, car ce dont on parle, c'est d'un crime injustifiable contre l'être humain. J'ai voulu aussi évoquer les rapports entre le bourreau et la victime, ce qui est rarement présenté dans les films politiques"[…]

Israel Adrián Caetano sur les partis-pris esthétiques :

"Après réflexion, j'ai décidé de tourner caméra à l'épaule. Ca m'offrait plus de liberté, et ça donne l'impression d'un témoignage direct. A l'opposé, nous choisissions parfois des positions de caméra aberrantes pour que le spectateur ressente la torture psychologique dans laquelle sont les détenus (...) Je voulais rendre compte du climat d'oppression permanente qui régnait. D'après les témoignages, il n'y avait par exemple qu'une petite ampoule pour éclairer. J'ai utilisé le hors-champ, le son, un peu comme dans les films d'horreur, pour renforcer ce sentiment, si bien que le fait d'ouvrir la fenêtre est presque une libération pour le spectateur lui-même."

Israel Adrián Caetano sur le choix de la maison :

"La vraie Maison Séré a été démolie par les militaires à la suite de l'évasion. Ca correspondait au moment où on commençait à parler des droits de l'homme, et c'était quelques mois avant la Coupe du monde. Les détenus ont été tranférés dans de vraies prisons. Pour le film, nous avons cherché une maison qui rappelle celles des films d'épouvante, par exemple celle de Psychose. Il fallait qu'en la voyant, le spectateur se dise que quelque chose de violent pouvait se produire à l'intérieur.[…]"

Sur l'exigence d'autocritique :

Israel Adrián Caetano : "On se disait que le grand public ne serait pas très attiré par un tel sujet mais notre film a du succès en Argentine. Il est montré dans les lycées, et les élèves sont intéressés et surpris car ils ont une certaine méconnaissance du sujet. J'ai été surpris de constater que les livres scolaires consacrent très peu de pages à la dictature. Le débat politique n'a pas encore eu lieu en Argentine. Il n'y a pas vraiment d'autocritique. Par exemple, on ne parle pas de la délation (...) Il ne s'agit pas de désigner des coupables, mais de faire une introspection afin de savoir ce qui est arrivé, et, ainsi, de savoir où nous allons.














7/11/2006 lavaca.org

51 días sin noticias / La tercera desaparición de Julio López: Primero fue la dictadura. Luego, el 18 de septiembre, Jorge Julio López volvió a desaparecer. Y ahora el propio caso empieza a esfumarse, secuestrado de las noticias y la "agenda" política. Mientras siguen las amenazas e intimidaciones, se oye claramente el silencio oficial y el de las empresas mediáticas. Hubo un comando que se adjudicó la ejecución, hubo violación del domicilio (custodiado) de Nilda Eloy, quien además recibió misteriosas llamadas desde el Ejército. En tiempos en que nadie puede decir "no sabía", algunas ideas sobre los modos de pensar y actuar en estas situaciones.
Desde hace bastante parece que hubiera una orden de hacer desaparecer la noticia de la desaparición" dice Nilda Eloy a lavaca, sin intenciones de plantear un trabalenguas, sino de describir la actualidad. Eloy es una de las querellantes en el juicio que culminó con la condena por genocidio contra Miguel Etchecolatz. El otro querellante, Jorge Julio López, está desaparecido desde el 18 de septiembre último. El testimonio de López (como el de Eloy, como el de tantos otros) resultó una descripción detallada, y una prueba, sobre los centros policiales-clandestinos de represión, sobre los tormentos, homicidios y aberraciones cometidos allí. El día de la lectura del alegato contra Etchecolatz, López no llegó a la sala de audiencias.
-¿Hubo novedades en el caso, Nilda?

-No, en la investigación no. Pero sigue la campaña de intimidación, eso no se frenó. Hubo amenazas a integrantes de organismos, y también a gente que participó en marchas reclamando por López, o ha colaborado de alguna forma. En La Plata hubo universitarios amenazados, hubo también estudiantes secundarios. Y está la visita que hicieron a mi casa.[…]

La conclusión […] es obvia: "A veces queda la sensación de que este país no tiene remedio. Yo no sé si hay una locura generalizada, burocracia, o si es parte de una maniobra para meter miedo". […]
-Nilda¿Por qué un caso como el de López puede caer en el silencio, otra vez, en un país con la historia que ha tenido la Argentina?

-A ver... tal vez la respuesta esté en la propia dictadura, que convirtió a la sociedad en un masivo indvidualismo, un "no te metás". Ya fuimos un país dominado por el miedo como herramienta de control social. Pero esto es inventarlo de nuevo.

Sobre el silencio que percibe en las empresas de medios, Nilda sostiene: "Me dan vergüenza ajena, qué querés que te diga. Que doblen tanto las rodillas, que sean tan genuflexos con los gobiernos de turno". El argumento del miedo, o el de la censura, no existe en estos tiempos: "No, a mi me parece más agachada, que otra cosa".
La búsqueda de López también tiene una característica que alarma a Eloy: "Pegan carteles que dicen: Buscamos a Julio. Pero es como si se hubiera perdido. Se perdió el perrito, pegás carteles y salís a tocar timbres. Esto no es así. Parece increíble tener que decirlo". […]
-¿Qué sería lo que se oculta?

-Si hay avances, si se investiga. ¿Por qué se oculta? Algunos enviados del gobierno bonaerense dijeron que si se investiga a fondo, se pone en juego la gobernabilidad de la fuerza. No se necesita demasiada perspicacia para entender. Para mí hay una intención de que todo siga como siempre, que no pase nada, que todo esto se olvide, que nadie se acuerde de Julio López. Pero no sé qué gobernabilidad es que te secuestren una persona y vos no puedas hacer nada. [.. .]




Crónica de una fuga

Por Elizabeth Motta


La época de la dictadura ha sido muy revisada por la filmografía argentina desde que la democracia lo permitió en los años ’80. Desde “La historia oficial” (Luis Puenzo, 1985) hasta Los Rubios (Albertina Carri, 2003) el hecho histórico que impactó y seguirá impactando a los argentinos ha sido representado desde los más diversos enfoques. Mientras que muchos filmes retenían la información apelando, sobre todo, a un saber social, como “Camila” (María Luisa Bemberg, 1985) o aquellos provenientes del sector más independiente como “En el nombre del hijo” (Jorge Polaco, 1987) entre tantos otros, otros como “La noche de los lápices” (Héctor Olivera, 1986) manifestaban su referente de un modo más directo, invocando al sentimentalismo.

La última obra de Adrián Caetano se encuadra dentro de este último grupo. La tortura y la violencia son explícitas, pero no llegan a atormentar al espectador ya que son de carácter auditivo más que visual. ¿En qué aspecto podemos diferenciar este film de otros anteriores como el de Olivera?.

En el proceder técnico no se avistan grandes innovaciones, por eso, nos centraremos en el punto de vista que construye el film y la mirada ideológica que, en el relato, es apoyada por testimonios reales.

En Crónica de una fuga, el protagonista es Claudio Tamburrini (Rodrigo de la Serna), un jugador de fútbol del club Almagro que ha sido capturado por los militares y llevado a un espacio de tortura en el año 1977. Al no pertenecer a ningún partido de izquierda, ni siquiera a una agrupación política de su facultad, Claudio fue uno de los tantos capturados casuales del proceso. Sin embargo, Caetano hace hincapié en las causas de su captura: uno de los presos políticos lo señaló falsamente como perteneciente a un partido revolucionario para cubrir a sus compañeros aún libres y para suavizar su tortura. Es precisamente aquí, en torno a la figura del protagonista, donde radica la originalidad del film: Claudio representa una víctima del poder político, no sólo de la derecha, sino también de la izquierda. La innovación es hacer un film sentimental sin tomar partido por ninguno de los dos bandos, ubicando al espectador en una mirada crítica frente al proceso, pero negando una toma de posición partidista. La idea es denunciar el proceder usual de la política, en cualquiera de sus manifestaciones ideológicas.

Un notable déficit del film es la dirección de actores. Siendo que la mayoría proviene del ámbito televisivo, sobre todo de aquellos programas que desarrollaban temáticas marginales (véase Tumberos, por ejemplo), la transposición de la técnica actoral al ámbito cinematográfico no parece haber sido efectiva. Están quienes destacan excelentemente en su papel, como Rodrigo de la Serna; quienes no pueden dejar de lado su personaje reconocido, como Pablo Echarri que representa a un policía torturador, pero cuyo bigote no termina de ocultar una gestualidad de galán; y quienes parecieran repetir las líneas del guión sin aportarle expresividad dramática, como muchos que ejercen papeles secundarios.

De todos modos, el desarrollo del film es prolijo y captura la atención del espectador en todo momento. Esto gracias al montaje que explota al máximo las escenas de suspense y también sabe poner freno a esos planos (“torturadores”) que más apelan al sentimiento del espectador.


Publicado en Leedor el 30-4-2006




Buenos Aires, octubre de 1975 : La vida cotidiana de la máquina
[.. .] 2.

Me encuentro con Ana Basualdo. Ella también tuvo suerte.

Le vendaron los ojos y la arrancaron de su casa de Buenos Aires. No sabe dónde estuvo. Le ataron con cuerdas les manos y los pies. Le anudaron al cuello un hilo de nailon. La golpearon y la patearon mientras le hacían preguntas sobre un artículo que ella había publicado.

-Ésta es una guerra santa. Te hemos juzgado y condenado. Te vamos a fusilar.

Al amanecer, la hicieron bajar de un coche. La apretaron contra un árbol. Ella estaba de espaldas y con la venda en los ojos, pero sentía que varios hombres se ponían en fila y se arrodillaban. Escuchó el clic de las armas. Una gota de transpiración le corrió por la nuca. Entonces vino la ráfaga.

Después Ana descubrió que seguía viva. Se palpó ; estaba intacta. Escuchó ruidos de motores que se alejaban.

Consiguió desatarse y se arrancó la venda. Llovía, y vio muy oscuro el cielo. En algunas partes ladraban perros. Ella estaba rodeada de árboles altos y viejos.

-Una mañana hecha para morirse –pensó.



El sistema
No se agota en la lista de torturados, asesinados y desaparecidos la denuncia de los crímenes de una dictadura. La máquina te amaestra para el egoísmo y la mentira. La solidaridad es un delito. Para salvarte, enseña la máquina, tenés que hacerte hipócrita y jodedor. Quien esta noche te besa, mañana te venderá. Cada gauchada genera una venganza. Si decís lo que pensás, te revientan ; y nadie merece el riesgo. […]

Sin una gota de sangre, sin una lágrima siquiera, se ejecuta la cotidiana matanza de lo mejor que cada uno tiene dentro de sí. Victoria de la máquina : la gente tiene miedo de hablar y de mirarse. Que nadie se encuentre con nadie. Cuando alguien te mira y te sostiene la mirada, pensás : « Me va a poder ». El gerente dice al empleado, que era su amigo :

-Te tuve que denunciar. Pidieron las listas. Había que dar algún nombre. Perdoname, si podés.

De cada treinta uruguayos, uno tiene la función de vigilar, perseguir y castigar a los demás o hay un trabajo fuera de los cuarteles y las comisarías, y en todo caso, para conservar el empleo es imprescindible el certificado de fe democrática que extiende la policía. Se exige a los estudiantes que denuncien a sus compañeros, se exhorta a los niños a denunciar a sus maestros. En la Argentina, la televisión pregunta : « Sabe usted lo que está haciendo su hijo en este momento ? »



Por qué no figura en la crónica roja el asesinato del alma por envenenamiento ?

in Días y noches de amor y de guerra , Eduardo Galeano , 1978


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